Author Archives: Postmaster RSEChallenge

éloge de l’optimisme

La réussite une question de chance ?

Philippe Gabilliet nous partage son enseignement :

L’entreprise de demain : le modèle alternatif sera indispensable

Contrairement à la vision de Milton Friedman sur l’entreprise, il existe d’autres notions, d’autres approches qui tentent d’intégrer les dimensions économiques, sociales et éthiques.

La définition de l’entreprise actuelle

Une entreprise est un groupe de personnes qui travaillent ensemble pour offrir des biens et services qui sont utiles à des clients. C’est une création de valeur économique dans un processus, tout en favorisant le développement des personnes qui y travaillent, et en respectant les lois et l’environnement (social / économique / environnemental). Pour survivre, l’entreprise doit réaliser un profit et être aussi efficace que possible, oui. Mais l’objectif financier n’est qu’une condition nécessaire, parmi d’autres missions de l’entreprise (Rosanas 2008). Ces missions comprennent le service rendu aux clients, le développement de l’emploi en aidant les salariés à accomplir la mission de l’entreprise. Plus l’entreprise atteint cet objectif, mieux elle sera placée pour accomplir ses missions à long terme.

L’économie ne fait pas tout, les autres objectifs de l’entreprise

Cette vision reconnaît l’entreprise comme un groupe de personnes dont les efforts sont dirigés vers un but qui les unit temporairement. Cette vision veut aussi montrer que le travail dans les entreprises se déroule dans un contexte plus large, celui de la société humaine. En tant que groupe au sein de la société humaine, l’entreprise doit contribuer au bien commun de l’environnement auquel elle appartient. Naturellement, l’entreprise y parvient à sa manière : les marchandises et les services produits sont générateurs de valeur économique… mais le but de l’entreprise, dans cette vision éthique qui se développe, n’est pas (plus) simplement de faire du profit, mais bien de faire grandir et se développer une entreprise en tant que groupe humain.

L’entreprise doit être efficace, car si l’efficacité économique ne fait pas partie de sa mission dans la société, elle ne serait pas une entreprise mais une ONG. Outre l’entreprise, d’autres types d’organisations s’appuient sur le travail, répondent à certains besoins et fournissent un service à la société. Ces organisations se distinguent de l’entreprise car cette dernière fournit des biens et des services de manière efficace et crée de la valeur économique. Mais l’efficacité économique n’est qu’une partie de sa mission, une condition nécessaire mais non suffisante pour sa survie à long terme en tant que groupe de personnes avec une mission spécifique.

La nécessaire intégration de critères extra-financiers

Une société dont le seul but est de maximiser ses profits ou la valeur marchande ne peut intéresser que de quelques gestionnaires et des autres professionnels. La crise guette une entreprise qui ne respecte pas l’un de ses objectifs d’efficacité économique à court terme. Mais la crise peut aussi se produire si l’entreprise néglige d’inscrire ses produits et ses services dans son environnement, ou ne parvient pas à développer autour d’elle un groupe de personnes engagées, cultiver de bonnes relations avec la communauté dans laquelle elle opère. Les récentes crises rencontrées par les entreprises mondiales telles que AIG ou RBS sont des rappels que structurellement, certaines entreprises sont faibles, si l’on fait abstraction de critères purement financiers.

L’éthique : Une condition nécessaire pour la survie à long terme

La légitimité sociale de l’entreprise dans les années qui viennent et l’efficacité avec laquelle elle remplira son objectif dépendra en grande partie sur son processus d’institutionnalisation. En effet, l’entreprise de demain devra savoir se transformer, passer d’un mécanisme économique efficace à une institution respectée, fondée aussi sur des valeurs éthiques, enracinée dans son environnement, tendant la main à la société.

 

Le modèle de l’entreprise de demain devra donc reprendre les éléments de base suivants :

L’entreprise est un groupe de personnes qui collaborent librement

L’objectif moteur est la satisfaction des clients et la service à la clientèle

L’efficacité économique des activités commerciales, y compris la rentabilité, le développement professionnel des employés grâce au travail, est au coeur des missions

L’entreprise contribue à la société, mais peut aller plus loin, selon les circonstances, pour avoir un engagement encore plus éthique

Pour qu’une entreprise se développe et survive dans le long terme, elle doit mesurer son succès sous une forme différente de ce qui est le cas actuellement. Un test à un seul facteur tel que les bénéfices réalisés, ne suffira pas. Un ensemble varié d’indicateurs est nécessaire, des aspects économiques, commerciaux, des facteurs technologiques et humains. On voit là la montée des agences de notation extra financière.

 

Cette vision de l’entreprise de demain peut faire peur. Au moins l’approche économique seule apporte une réponse claire : l’objectif est de maximiser les profits. Il s’agit d’une définition simple, même si en soi, elle n’est pas très opérationnelle. Avoir des indicateurs multiples pour une entreprise est plus complexe, mais cela permet de fournir une vision plus complète et détaillée de sa situation, les risques et les menaces qui pèsent sur sa survie à long terme et son potentiel pour l’avenir. Nous discuterons de ces indicateurs dans un prochain article.

 

Source RSE PRO

 

Responsabilité sociale de l’entreprise : 11 sociétés décrochent la labellisation

Onze entreprises ont reçu le label RSE lors des 1ères Assises de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), organisées par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le 10 mai.

Cliquez-ici pour lire l’article entier sur La VieEco.

Baromètre National 2011 : 1 salarié sur 3 a changé de regard sur le handicap

Le 2ème Baromètre National réalisé par Handi-partage et IFOP en partenariat avec Logica, Société Générale et STMicroelectronics a mesuré les expériences vécues des salariés français face au handicap : 1 salarié sur 3 a changé de regard sur le handicap.

Lire la suite sur indicerh.net

 

Le renouvellement des élites peut prendre deux générations

Article de Libération du 20/05/2011, « Le renouvellement des élites peut prendre deux générations« .

À ESCP Europe les entrepreneurs ont la côte

Article du journal des grandes écoles de mars 2011 sur l’entrepreneuriat à ESCP Europe.

Bénéfices du mentorat


Bénéfices du mentor
Aux dires de ceux qui ont exercé le rôle de mentor, le mentorat permet de satisfaire leur besoin de générativité, dans un souci pour la génération future, car il constitue un excellent moyen de transmettre les acquis liés à l’expérience. De plus, les mentors consolident ou développent des compétences relationnelles, de leadership et de communication,en plus de s’enrichir et de confronter des perspectives nouvelles. Pourcertains, c’est une occasion de donner un second souffle à leur carrière.

Bénéfices du mentoré
La relation mentorale peut favoriser l’insertion professionnelle du mentoré, lui procurerdes appuis et lui permettre d’acquérir des habiletés liées à son développement professionnel.Le contact avec le mentor lui permet également de consolider son identitéprofessionnelle et de développer des compétences relationnelles et décisionnelles touten favorisant la connaissance de soi. Plusieurs mentorés signalent que la relationmentorale a facilité leur compréhension de la culture organisationnelle et leur a donnéle goût de contribuer activement aux objectifs de l’organisation, de mieux cibler leursambitions de carrière et, enfin, d’élargir leur réseau professionnel.

Bénéfices pour l’organisation
Le mentorat constitue un levier qui favorise l’implication du personnel, son adhésion etsa contribution à la mission et aux objectifs de l’organisation. Un programme axé surla relève permet, en outre, de compter sur des jeunes qui intègrent davantage et plusrapidement la culture de l’organisation et qui adhèrent à ses objectifs. Un tel programmeagit également sur la motivation et la satisfaction des personnes d’expérience.Une organisation qui appuie le mentorat, notamment en y affectant les ressourcesnécessaires, transmet le message qu’elle valorise l’apprentissage et favorise le partagedu savoir-faire et la transmission de la mémoire collective.

Source (Houde, 1995)

Les principales fonctions du mentor

Les fonctions présentées ci-dessous peuvent s’exercer dans le cas où le mentorat viseprincipalement le développement professionnel du mentoré, et ce, quel que soit le contexteorganisationnel.

1. ACCUEILLIR le mentoré dans le milieu et le présenter aux autres membres de l’organisation.

2. GUIDER le mentoré dans l’organisation en lui faisant part des normes et des valeursliées à la culture organisationnelle. Ce rôle est particulièrement important à l’étapede l’insertion professionnelle.

3. ENSEIGNER AU MENTORÉ des « savoir-faire » en lui montrant des façons de développerson expertise dans certaines occasions : comment présenter un dossier,comment élaborer une stratégie et entrer en contact avec certaines personnes.

4. PERMETTRE AU MENTORÉ DE DÉVELOPPER DES COMPÉTENCES pour ce qui concerne lesaspects pratiques de ses activités professionnelles.

5. FAVORISER LE DÉVELOPPEMENT du mentoré en facilitant sa participation à des expériencesnovatrices, à des réunions particulières, à des congrès ou à des colloques.

6. ÊTRE UN MODÈLE pour le mentoré et lui permettre ainsi de consolider son identitéprofessionnelle.

7. PROPOSER DES DÉFIS INTÉRESSANTS à la hauteur des compétences du mentoré, touten lui apportant le soutien nécessaire pour qu’il fasse ses preuves.

8. DONNER DES CONSEILS et faire des suggestions, lorsque c’est nécessaire, en laissantle mentoré libre de faire ses propres choix et prendre ses propres décisions.

9. DONNER UNE RÉTROACTION IMMÉDIATE, utile et constructive, permettant au mentoréde déceler des zones d’amélioration dans sa vie professionnelle.

10. OFFRIR DES APPUIS au mentoré, surtout dans des périodes de stress, et adapter lesoutien à la vie professionnelle du mentoré à mesure qu’elle évolue.

11. SÉCURISER LE MENTORÉ en le rassurant sur ses compétences et en valorisant sonapprentissage afin qu’il développe une confiance en ses capacités et se sente appuyédans son développement personnel et professionnel.

Les motivations et roles des mentors

Les rôles du mentor : trois aspects clés

Les rôles joués par le mentor portent sur différents aspects. Selon les objectifs de larelation mentorale et le contexte organisationnel, ces rôles s’expriment à l’une oul’autre des étapes de la relation.

Rôle professionnel
Les fonctions associées au rôle professionnel du mentor sont variées. Au début de larelation, le mentor doit aider le mentoré à préciser ses besoins et ses objectifs et àformuler ses perspectives de développement professionnel. Pendant le déroulement dela relation, il le conseille et le guide dans l’exécution des tâches qui lui sont confiées etil lui fournit la rétroaction, en plus de lui proposer des défis pour l’aider à améliorerson rendement et à consolider son identité professionnelle. Finalement, il s’assure,s’il y a lieu, que le travail accompli par le mentoré est reconnu.

Rôle politique
Le mentor fait généralement partie d’un réseau (contacts, information privilégiée) quipeut être fort utile au mentoré. Il peut rapidement lui donner accès à l’informationrecherchée (emploi occupé, carrière, organisation). De plus, le mentor peut aider lementoré à se familiariser avec les aspects officieux de l’organisation (normes, valeurs).Finalement, le rôle politique du mentor implique aussi qu’il donne de la visibilité aumentoré et qu’il le soutienne, au besoin, en agissant comme répondant ou relais auprèsd’autres personnes clés de l’organisation.

Rôle socio-affectif
Comme le mentor est, selon Kram (1983), un modèle pour le mentoré, il doit démontrerune maîtrise des compétences et des attitudes qui favorisent la confiance en soi et ledéveloppement de son identité professionnelle. Outre son rôle de modèle, le rôle socioaffectifdu mentor implique que, par ses commentaires, il confirme le mentoré dans cequ’il fait et lui exprime son approbation. De plus, le mentor doit fournir au mentorél’occasion de discuter de ses préoccupations et de ses peurs, et faciliter les échangesd’idées et de points de vue. Finalement, le rôle socio-affectif du mentor se manifeste parle soutien offert au mentoré relativement à ses objectifs et à ses perspectives dedéveloppement professionnel.

Inspiré de C. Benabou, « Mentors et protégés dans l’entreprise : vers une gestion de larelation », Gestion, vol. 20, no. 4, 1995.