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Généralisation du CV anonyme : le coup de grâce

Prévu par la loi sur l’égalité des chances de 2006, la mesure attendait d’être expérimentée pour qu’un décret d’application la rendre effective. A la demande du gouvernement, une évaluation a été menée de novembre 2009 à novembre 2010 auprès d’un millier de recruteurs. En avril dernier, des chercheurs avaient fourni leurs premières conclusions, détonnantes : si le CV anonyme réduit les discriminations liées à l’âge, et surtout au genre, il « dégrade les perspectives des candidats issus de l’immigration ou résidant en zone urbaine sensible ».

Ainsi parlaient les chiffres : avec des CV nominatifs, les candidats issus de l’immigration et/ou résidant en ZUS‐CUCS ont 1 chance sur 10 d’obtenir un entretien, tandis que le reste des candidats a 1 chance sur 8. Lorsque les CV sont anonymisés, l’écart s’accroît : 1 chance sur 22 pour le premier groupe contre 1 chance sur 6 pour le second. En raison de cet effet pervers, sa généralisation « ne semble pas se justifier », concluaient les chercheurs.

A son tour, Pôle Emploi en a tiré le bilan, dans une étude publiée en juillet. Et parvient à la même conclusion : « L’obligation de recourir au CV anonyme parait peu envisageable ». Pôle Emploi souligne par ailleurs « les difficultés pratiques liées à la qualité de l’anonymisation ». En effet, « le genre, l’âge aussi bien que l’origine et le lieu de résidence peuvent transparaître dans le corps du CV, au-delà des informations contenues dans le pavé d’état civil. »

Difficile, dans ces conditions, d’imaginer que le gouvernement donnera son feu vert à la généralisation du CV anonyme. Le commissaire à la Diversité et à l’Egalité des chances, Yazid Sabeg, y paraissait a priori favorable. Ce n’est plus le cas aujourd’hui : « Je ne crois pas qu’il doive être une obligation »

Source :  les nouvelles news

Entreprise responsable

Michel Capron revient sur l’importance de la RSE

éloge de l’optimisme

La réussite une question de chance ?

Philippe Gabilliet nous partage son enseignement :

L’entreprise de demain : le modèle alternatif sera indispensable

Contrairement à la vision de Milton Friedman sur l’entreprise, il existe d’autres notions, d’autres approches qui tentent d’intégrer les dimensions économiques, sociales et éthiques.

La définition de l’entreprise actuelle

Une entreprise est un groupe de personnes qui travaillent ensemble pour offrir des biens et services qui sont utiles à des clients. C’est une création de valeur économique dans un processus, tout en favorisant le développement des personnes qui y travaillent, et en respectant les lois et l’environnement (social / économique / environnemental). Pour survivre, l’entreprise doit réaliser un profit et être aussi efficace que possible, oui. Mais l’objectif financier n’est qu’une condition nécessaire, parmi d’autres missions de l’entreprise (Rosanas 2008). Ces missions comprennent le service rendu aux clients, le développement de l’emploi en aidant les salariés à accomplir la mission de l’entreprise. Plus l’entreprise atteint cet objectif, mieux elle sera placée pour accomplir ses missions à long terme.

L’économie ne fait pas tout, les autres objectifs de l’entreprise

Cette vision reconnaît l’entreprise comme un groupe de personnes dont les efforts sont dirigés vers un but qui les unit temporairement. Cette vision veut aussi montrer que le travail dans les entreprises se déroule dans un contexte plus large, celui de la société humaine. En tant que groupe au sein de la société humaine, l’entreprise doit contribuer au bien commun de l’environnement auquel elle appartient. Naturellement, l’entreprise y parvient à sa manière : les marchandises et les services produits sont générateurs de valeur économique… mais le but de l’entreprise, dans cette vision éthique qui se développe, n’est pas (plus) simplement de faire du profit, mais bien de faire grandir et se développer une entreprise en tant que groupe humain.

L’entreprise doit être efficace, car si l’efficacité économique ne fait pas partie de sa mission dans la société, elle ne serait pas une entreprise mais une ONG. Outre l’entreprise, d’autres types d’organisations s’appuient sur le travail, répondent à certains besoins et fournissent un service à la société. Ces organisations se distinguent de l’entreprise car cette dernière fournit des biens et des services de manière efficace et crée de la valeur économique. Mais l’efficacité économique n’est qu’une partie de sa mission, une condition nécessaire mais non suffisante pour sa survie à long terme en tant que groupe de personnes avec une mission spécifique.

La nécessaire intégration de critères extra-financiers

Une société dont le seul but est de maximiser ses profits ou la valeur marchande ne peut intéresser que de quelques gestionnaires et des autres professionnels. La crise guette une entreprise qui ne respecte pas l’un de ses objectifs d’efficacité économique à court terme. Mais la crise peut aussi se produire si l’entreprise néglige d’inscrire ses produits et ses services dans son environnement, ou ne parvient pas à développer autour d’elle un groupe de personnes engagées, cultiver de bonnes relations avec la communauté dans laquelle elle opère. Les récentes crises rencontrées par les entreprises mondiales telles que AIG ou RBS sont des rappels que structurellement, certaines entreprises sont faibles, si l’on fait abstraction de critères purement financiers.

L’éthique : Une condition nécessaire pour la survie à long terme

La légitimité sociale de l’entreprise dans les années qui viennent et l’efficacité avec laquelle elle remplira son objectif dépendra en grande partie sur son processus d’institutionnalisation. En effet, l’entreprise de demain devra savoir se transformer, passer d’un mécanisme économique efficace à une institution respectée, fondée aussi sur des valeurs éthiques, enracinée dans son environnement, tendant la main à la société.

 

Le modèle de l’entreprise de demain devra donc reprendre les éléments de base suivants :

L’entreprise est un groupe de personnes qui collaborent librement

L’objectif moteur est la satisfaction des clients et la service à la clientèle

L’efficacité économique des activités commerciales, y compris la rentabilité, le développement professionnel des employés grâce au travail, est au coeur des missions

L’entreprise contribue à la société, mais peut aller plus loin, selon les circonstances, pour avoir un engagement encore plus éthique

Pour qu’une entreprise se développe et survive dans le long terme, elle doit mesurer son succès sous une forme différente de ce qui est le cas actuellement. Un test à un seul facteur tel que les bénéfices réalisés, ne suffira pas. Un ensemble varié d’indicateurs est nécessaire, des aspects économiques, commerciaux, des facteurs technologiques et humains. On voit là la montée des agences de notation extra financière.

 

Cette vision de l’entreprise de demain peut faire peur. Au moins l’approche économique seule apporte une réponse claire : l’objectif est de maximiser les profits. Il s’agit d’une définition simple, même si en soi, elle n’est pas très opérationnelle. Avoir des indicateurs multiples pour une entreprise est plus complexe, mais cela permet de fournir une vision plus complète et détaillée de sa situation, les risques et les menaces qui pèsent sur sa survie à long terme et son potentiel pour l’avenir. Nous discuterons de ces indicateurs dans un prochain article.

 

Source RSE PRO

 

Responsabilité sociale de l’entreprise : 11 sociétés décrochent la labellisation

Onze entreprises ont reçu le label RSE lors des 1ères Assises de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE), organisées par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le 10 mai.

Cliquez-ici pour lire l’article entier sur La VieEco.

5 propositions pour relancer l’ascenseur social

 

 

La Fondation Croissance responsable, qui compte de nombreux patrons d’entreprise dans ses rangs, milite pour la relance de l’ascenseur social, qui permettait jusqu’à présent aux moins favorisés de se faire une place dans la société.

5 propositions sont la conclusion du 2eme Forum sur la question « Comment relancer l’ascenseur social? » organisé le 26 Mai à Paris par la Fondation Croissance responsable.

Cliquez-ici pour lire l’article entier sur lentreprise.com

 

Baromètre National 2011 : 1 salarié sur 3 a changé de regard sur le handicap

Le 2ème Baromètre National réalisé par Handi-partage et IFOP en partenariat avec Logica, Société Générale et STMicroelectronics a mesuré les expériences vécues des salariés français face au handicap : 1 salarié sur 3 a changé de regard sur le handicap.

Lire la suite sur indicerh.net

 

Le renouvellement des élites peut prendre deux générations

Article de Libération du 20/05/2011, « Le renouvellement des élites peut prendre deux générations« .